Arts Numériques et Transitions

Contribution à la Biennale des Villes en Transition

À Grenoble (Place Félix Poulat et Palais des Sports) du 9 au 16 mars 2019

ARCAN s’associe à la Ville de Grenoble et invite des artistes numériques à partager leurs visions de la ville, de son environnement, de ses habitants et de leurs interdépendances. La présence de ces oeuvres contribue d’un contexte original de réflexions et d’échanges, de partage et d’appropriation quant aux transitions à l’oeuvre ou latentes, dont ils nous rappellent que nous sommes doublement agents et sujets. Venez découvrir ces créations au Palais des Sports et Place Félix Poulat du samedi 9 au samedi 16 mars 2019.

Microcosme « new garden »

pas Kevin Ardito

Le microcosme est un abrégé, une image réduite du monde ou de la société. En sociologie, ce terme est notamment utilisé pour définir un groupe social représentatif de son milieu. C’est un espace clos, dans lequel on peut comprendre les différents acteurs et mouvements qui le définisse, le transforme. Le projet est issu de cette dichotomie entre macro et micro. Il s’agit de créer un univers numérique en ligne à échelle réduite, qui se veut représentatif du web, pour mieux en cerner l’amplitude, l’immensité et l’infinité, remettant l’expérience et la sensibilité de l’internaute au centre de l’attention.Le projet Microcosme prend la forme d’un écosystème numérique, un milieu de vie virtuel, visuel, évoluant dynamiquement et reprenant l’esthétique des simulations d’organismes vivants des années 90s. La pièce interprète en temps réel les données du réseau social twitter, et par elles altère les conditions météorologiques appliquées au monde virtuel, soulignant en premier lieu les liens entre l’écosystème du web, et l’impact des nouvelles technologies sur l’environnement.


New Tropik

pas Nicolas Gaillardon

The New Tropik est une création composite, constitué de plusieurs oeuvres numériques (Electrik3, orage artificiel sous verre, et plusieurs dessins animés numériques). Le poids des objets invoqués ici se traduit par une pesanteur écrasante et par de lents mouvements de balancier proches de comportements stéréotypiques, comme voulant exorciser une tension paranoïaque. Les partitions sonores oscillent entre bruitisme progressif et nappe ambiante pour mieux dilater le temps et laisser à penser que, malgré cette tranquillité apparente, une autre histoire se raconte. Diffusées sur écran ou en vidéoprojection, les animations numériques nous renvoient à des paysages désertiques ou la question environnementale est omniprésente.


Mécanique Panorama

pas Arnaud Chevalier, Aurélien Conil et Julien Lefèvre

Quelles histoires nous raconte la surface de nos villes ? Mécanique Panorama se propose de répondre à cette question par une invitation au voyage immobile, portant notre regard sur un lieu qui nous façonne, en même temps que nous le façonnons. Le regard que les individus portent sur la ville est capturé à travers le paysage d’habitants durant vingt-quatre heures. Ces images sont ensuite placées dans une machine, le « Chronotrope », qui permet au spectateur de venir interagir avec les paysages projetés. En agissant sur la machine, chacun peut jouer du temps et de l’espace aux yeux de tous voyageant du jour à la nuit, de la nuit au jour.

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